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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 14:30
C’était en juillet 2004
Non, pas l’année de la canicule, mais l’année d’après.
Tout le monde se souvient que cet été-là a été un été pourri.
Mais je me souviens très bien que les tout premiers jours de juillet 2004, il sévissait une canicule digne de l’année précédente (ok… ça a foiré ensuite…).
Garance, qui allait sur ses dix ans, était dans le jardin avec des copines à elle, batifolant dans la piscine.
Arrive un gamin, un pote à elle, avec sous le bras un carton.
Il explique : « Voilà, je les ai trouvés dans le fossé du champ derrière chez ma grand-mère, alors je fais le tour du village pour voir qui en veut. »
Dans le carton, deux minous, âgés manifestement de deux mois. Des genre Félix, noir et blanc.
Ne sachant si j’avais affaire ou non au genre sauvage pas sociabilisé à l’Homme, j’en attrape un prudemment par la peau du cou… Je n’avais jamais vu ça ! Il pendait comme une vieille serpillière. Quand je l’ai reposé, le pli est resté longtemps marqué… Idem pour le second. J’interdis au gamin de continuer sa tournée (il s’est mis en slip et a piqué une tête dans la piscine), et me suis occupée des chatons.
D’abord un bol d’eau.
Ils sont restés totalement inertes, avachis devant cette eau salvatrice : ils n’avaient plus la force de boire… Jamais vu une déshydratation pareille ! Une heure de plus à ce régime et ils étaient foutus ! J’ai pris une pipette et les ai « gavés » d’eau. Ils ont commencé à reprendre de la force.
N’ayant pas de croquettes pour chatons mais pour chats adultes, je leur ai mouliné la recette « premier repas » pour tout petits chatons, à savoir j’ai ramolli les croquettes dans l’eau puis les ai moulinées avec du fromage blanc.
Ne sachant pas leur passé, je ne savais pas s’ils avaient la notion de « gamelle ». Ils ont tout mangé, preuve que, 1 – ils avaient repris du poil de la bête question énergie, 2 – ils savaient ce qu’était une gamelle.
Quand je leur ai proposé la caisse de litière, ils y sont allés sans problème, preuve qu’ils avaient déjà connu ça.

Comme, de plus, ils n’étaient pas agressifs pour un sou, j’en ai conclu qu’ils avaient été élevés dans une maison humaine.
Ha mais oui, mais t’as la minette qui fait des petits (des Européens, genre quelconque, ça se vend même pas…) en mai. On en refile 2 à 4 (une portée peut au moins aller jusqu’à 6), et t’as deux corniauds qui restent sur les bras alors qu’on part en vacances !
Et ben hop, allez, on les fout dans le fossé en pleine cagna.
C’est vrai quoi, au lieu d’aller dépenser quelques euros pour que le vétérinaire fasse une euthanasie propre à la naissance de chatons non désirés (ha ben on n’avait pas fait opérer la mère non plus, hin…), autant les faire crever d’une mort lente et douloureuse.
C’est plus humain non ?

Toujours est-il que me voilà avec les deux minous.
La Gipsy (qui est décédée de vieillesse il y a un an à l’âge de 17 ans) n’étant pas trop partageuse de son domaine, il était pour moi exclu qu’ils restent chez nous.

Les voici une dizaine de jours après leur arrivée.

Les frelots…
C’est Laureline, ma fille aînée, qui a trouvé un premier adoptant,
chez un voisin de son père.

Le premier minou parti dans son nouveau foyer, Garance me dit : « On ne donne pas l’autre, on le garde. »
Gipsy ayant fait comprendre, gentiment –ce qui m’a étonnée– mais fermement –ce qui m’a moins étonnée– aux petits que c’était elle la patronne et qu’ils lui devaient le respect, je ne craignais plus de violence de sa part. C’était donc d’accord.
Comme c’était l’année des A, nous l’avons appelé Arsouille.
Celui qui a été donné (je ne me souviens plus du nom qui lui a été attribué), le haut de sa tache sur le front est ovale,
alors que celui d’Arsouille est en pointe.
Une colombe plus grosse que moi : même pas peur !
Arsouille a le bout de la queue blanc.
Pendant sa première année, il tétait ce bout de queue,
elle offrait un blanc lavasse jaunâtre.
Maintenant il est redevenu bien blanc.
Que du malheur…
Câlin avec Victor.
Câlin avec Garance.

Garance l'a habitué  à quelque chose que je n'aurais pas même imaginé: il répond au sifflet! Elle siffle, il arrive...
À l'age d'un an, il zappe…
   
Son grand plaisir
est de stationner
sur le bord de la piscine.
Là, il y a la bâche d’hiver. Sinon, il a souvent le bout de la queue qui trempe dedans.
De temps en temps,
il la relève, l’air de dire :
« Tiens, je sens quelque chose…»,
et la laisse retomber aussitôt.
Un quart d’heure après,
il sent à nouveau quelque chose et la relève mollement à nouveau…
 
 Je pose...

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Published by Catherine ROUSSEAU - dans Chat - ch'est bien vrai
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commentaires

Laureline 16/01/2014 17:55

Mam, le nom de son frère c'est Kenzo ^^