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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 14:11
Tu t’appelais Sophie, Véronique ou Hélène
Semblais un arc tendu, et prêt à décocher
Des traits inutiles, des paroles vilaines
Comme un oiseau blessé, bec et griffes défendant
Des valeurs obsolètes, les ombres du néant

Solitaire Martine, Nathalie ou Hortense
Dans l’absolu cérébral tu puisais ta jouissance
À manipuler des concepts, bâtissais ta puissance
Échafaudant ainsi un mur de silence
Autour de ton Toi, ta vie, tes tripes, tes sens

Que tu sois Christine, Diane ou Marie-Ange
Un beau jour te revient comme un désir d’enfance
De retour en ces moments merveilleux de croyance
Comment retrouver ces instinctifs instants ?
C’est simple, te dis-tu, en faisant un enfant

Vois-tu Agnès, Louise, Rebecca ou Clémence
Hélas l’enfance ne parle qu’à l’enfance
Au discours cérébral le bébé est un sourd
Ne peut même commencer un début d’existence
S’il ne sent terrain à semer son amour

Car tu sais, Françoise, Claudia ou Évelyne
Le bébé existe avant d’être mis en œuvre
Son instinct le conduit à faire sa peau, ses tripes
Dans la matrice de celle qui enfin se décrispe
Aimera en elle le let go bienfaiteur

Alors, Blandine, Johanna ou Marion
Dans la vie si on veut être un véritable hôte
L’on doit de l’invité se mettre au diapason
La mouche en un bocal prisonnière se blesse
Son vol de liberté assure la fertilité



Octobre 1989
Tous droits réservés par
Catherine Rousseau

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Published by Catherine ROUSSEAU - dans Paroles des chansons que j'écris
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