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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 14:02

(Je retrouve des choses dans mon ordi! Allez hop, je vous livre celle-ci.)

 

Avant on avait les nobles.
Aujourd’hui, on a les Énarques.
Ou assimilés.
On ne va pas chipoter.

Je m’explique.
Tous nos grands fonctionnaires, là. Ceusses qui veulent notre bonheur à force d’études coûteuses pour se rendre compte, oh, de bagatelles…
Juste pour exemple :
-    Ils réalisent (après moult études, à chaque fois c’est pareil) qu’il existe des gens qui fuient les grandes villes et leur banlieue pour s’installer en campagne ; qui ne regrettent pas la demi-heure supplémentaire pour aller au travail. Ils la regrettent d’autant moins que, de toutes manières, dans leur banlieue, c’était le zachélème ou rien, vu le prix du terrain. Zont trouvé un nom, ces génies : les rurbains. RURBAINS. Ruhurbeins. RUREBINS. Ces gens-là ont le sens de l’élégance de vocabulaire.
-    Ils décrètent (surtout les « écologistes » : ceux-là, à l’étiquette vert printemps, engouffrés là car il y avait une chance de se hisser plus haut au pouvoir. Ceux-là même qui font du vélo à Paris pour bien s’inhaler du CO2, pas foutus de différencier une trompette de la mort d’une morille, pas foutus de mettre leurs épluchures de patates dans le compost au fond du jardin [épluchent-ils leurs légumes, même ?], ceux-là qui louent [du verbe « louer » = « faire des louanges »] les voiturettes électriques, ignorant, bœufs qu’ils sont, que l’électricité n’est pas une énergie « propre » [c’est propre une centrale nucléaire ?] [à propos de bœuf, savent-ils la différence avec le taureau ?), ils décrètent donc qu’on va augmenter le prix de l’essence et du gazoil, comme ça on sera bien obligés de prendre les transports en commun. Et le pauvre péquenaud importé (cf le gonzier du dessus qui a échappé à des loyers impossibles), lassé d’attendre le bus qui l’emmènerait au travail, faire ses courses, ses enfants au cours de judo, de foot, ou de danse, vla qu’il paie, qu’il paie encore plus, parce que, figurez-vous, de bus, il n’y a point. Et, once again, il paie pour le parking où il laisse sa voiture quand il a trouvé –enfin!– un train qui l’emmène travailler à la ville.
-    Ils réalisent depuis peu qu’il existe des gens qui ne sont pas considérés comme chômeurs, et pour cause, on les a virés des listes pour mille raisons, qui ne touchent pas le RMI car leur conjoint a le malheur de toucher une petite paie, ce veinard de smicard tout de même ! … et que ces braves gens-là, ça se trouve, n’ont pas de quoi faire bouffer leurs gosses, mais pas assez miséreux pour que les mannes diverses des aides à tout ce qu’on veut leur rendent la vie gratuite. Ah ! on va s’intéresser à la «fracture sociale » ! Mais c’est plus une fracture, mon pauvre gars, c’est un gouffre, un cauchemar, un argument de suicide !

Bref, ces élucubrateurs de lois, que je qualifierais volontiers de branleurs de bulbe rachidien, si tant est qu’il fonctionne normalement chez eux, me font singulièrement penser à Marie-Antoinette. Feue la veuve de feu Louis XVI. Souvenez-vous : quand on lui a dit que le peuple manquait de pain, elle s’est exclamée, quelle naïve tout de même : « Mais pourquoi ne mangent-ils pas des brioches ? »

Ben on en est là, mes amis.
Demain, les Énarques et consorts vont nous faire à grands frais une étude marketing, plus une campagne publicitaire, sur les bienfaits de la brioche, faute de pain.
De toutes manières, les gonziers non érémistes mais sans un ne payant pas d’impôts, c’est pas eux qui paient ces conneries, hein?
Nous vla partis sur une maousse campagne de promotion : « Mangez de la brioche ! »
… Pas pire que « Prenez le bus », non ?


Catherine Rousseau le 01/07/2004

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