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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 15:07

Nous vivons vraiment dans une société redevenue pudibonde et hypocrite…

Hier, samedi 1er févier 2014, j’ai regardé une émission que j’aime bien sur M6, Un Trésor dans votre maison.
Des gens font évaluer par un spécialiste des objets qu’ils comptent vendre, puis ces objets sont mis en vente aux enchères.
Hier donc, un collectionneur de bandes dessinées mettait sa collection en vente. Albums, mais aussi planches originales, dessins, etc.
Un certain dessin de grande valeur montrait une femme à moitié dénudée. Eh bien, croyez-moi ou non, les seins et le bout de haut de fesses de la dame dessinée étaient floutés !

Déjà, je m’insurge. Bande d’hypocrites, plus d’autres noms d’oiseaux, société rétrograde, mais où va-t-on.

Cette émission, précisons-le, est diffusée en fin d’après-midi du samedi, une heure de grande écoute donc, et tout public. Floutons les seins…

À la fin de l’émission, page de publicité. Et que vois-je ?

Cette publicité, campagne nationale
contre l’éjaculation précoce !

Là j’ai hurlé de rire, trop d’hypocrisie et d’incohérence, c’est trop !

J’imagine le môme. Pendant l’émission : « Maman, pourquoi la dame du dessin elle est toute floue ? »

Une demi-heure plus tard : « Papa, c’est quoi, la jaculation pricox ? »

En 2014, la comédie musicale Hair serait censurée !

Civilisation décadente…

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 11:13

J’ai la haine.

Laureline souffre d’une malformation de la rotule. À l’âge de 16 ans, elle a dû subir une très grosse opération pour remettre sa rotule d’aplomb. Dix ans plus tard, tout a lâché, car le chirurgien de l’époque n’avait pas osé couper un tendon et aurait dû le faire. Résultat, la rotule est revenue à sa place initiale, à savoir 15 mm hors de l’axe; la fine lamelle d’os du tibia qui soutient la rotule, qui avait été coupée, replacée et vissée face à la nouvelle position de la rotule, se trouve depuis 7 ans en friction avec la rotule. 

 

Arthrose.
 

Statut de handicapée à 79 %.
 

Impossible de marcher longtemps, sauf en fauteuil roulant.


Il y a 3 mois, épanchement de synovie.
Là, quasi impossibilité de marcher. Fauteuil en permanence.
Douleur, douleur, douleur. Antalgique à base de morphine, de moins en moins efficace…
Autre chirurgien, qui doit réopérer, et demande des examens. Dont un arthroscanner.

Rendez-vous à la clinique Pasteur d’Évreux, la seule qui proposait une date convenable.
Ils ont prévu de faire d’abord une radio pour faire l’injection, et ensuite, le scanner.
Laureline est entrée dans le local en fauteuil bien sûr.

 

Sylvain, Garance et moi attendions.
À un moment, j’ai entendu Laureline parler assez fort. Je dis que je me demandais si, une fois de plus, on ne l’écoutait pas et on ne prenait pas en compte ce qu’elle disait. Sylvain et Garance n’en semblaient pas convaincus…
Puis je l’ai entendue hurler, pleurer. J’étais devant la porte, complètement malade. Garance se met à carrément m’engueuler, arguant que les toubibs savaient ce qu’ils faisaient. Je lui ai répondu: «Tu verras quand tu seras mère, et qu’on fait du mal à ton enfant, même s’il a 33 ans!»
 

Franchement, dès le deuxième hurlement, si j’avais été seule, je serais entrée en trombe dans le cabinet d’examen.
Elle est ressortie dans un état épouvantable. Souffrant, d’après ses dires, autant qu’après l’opération qu’elle avait subie à l’âge de 16 ans. Et pourtant, je peux assurer qu’elle n’est pas douillette du tout, et que peu de gens pourraient endurer ce qu’elle endure depuis des années.
 

 

Elle nous a raconté ce qu’il s’était passé.
Tout d’abord, pas d’anesthésie locale. Ensuite, leur technique était la suivante : on pique d’abord, si possible sous la rotule, ensuite on fait une radio pour voir si on avait bien visé, raté, on recommence.
 

Serment d’Hypocrate


Primun non nocere = Premièrement, être utile, ou au moins ne pas nuire (traduction du texte originel).


«Nouveau serment des médecins», utilisé notamment au Canada depuis 1982:
«JE JURE de toujours avoir le courage de douter de moi-même et de ne jamais prendre, pour mes patients, le risque d'une erreur qui pourrait mettre leur santé en péril»
«JE JURE de toujours me souvenir qu'un patient n'est pas seulement un cas pathologique, mais aussi un être humain qui souffre.»

Serment de l'Ordre français des médecins de 1996:
«Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté.»
«Je ne tromperai jamais leur confiance et n'exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences.»

Quatre fois ! quatre fois ils l’ont torturée, certes en s’excusant poliment, alors que dès le départ Laureline a dit au toubib : «Ma rotule est là.
— Mais non, ce n’est pas possible!»
Aucune vérification sur le cliché du précédent scanner, où on voyait pourtant que la rotule est 2 cm à l’ouest !
Elle connaît son corps tout de même ! Elle sait où elle est, sa nom de Dieu de rotule qui la fait souffrir ! Non, pour le toubib, il ne trouvait pas à cause de la surcharge pondérale de ma fille… crétin sadique…
Elle a supplié qu’ils fassent entrer Sylvain, qui est infirmier, et qui saura leur dire où elle est, cette rotule. Refus débile.

Et ce connard a piqué dans la rotule! C'est là que j'avais entendu le cri!

Ça saignait tant qu’ils ont dû mettre un pansement…
Topo : le produit n’a pu être injecté où il aurait dû, et toute cette souffrance a été inutile.

Ensuite, au scanner. Là, effectivement, pas moyen sans l’injection de voir les ligaments et tendons, mais ce toubib lui a dit que si l’autre n’avait pas trouvé, ce n’était pas du tout à cause de son poids mais effectivement à cause du fait que la rotule n’était pas à sa place. Et elle s’est encore déplacée par rapport à il y a
7 ans… et que c’est cette nouvelle
déviation qui doit être à l’origine de l’épanchement de synovie. 

 

Sylvain avait négocié avec ce toubib-là qu’elle aille ensuite aux urgences se faire faire une injection d’antalgique… eh bien, au final, le toubib nous a annoncé, un peu gêné, qu’aux urgences on lui avait répondu qu’il ne s’agissait pas d’une urgence pour eux…

En repartant, je voulais repasser à la radio pour dire au tortionnaire ce que je pensais de ses méthodes, mais Laureline a refusé, elle était exténuée.

À sa place, je porterais plainte. Mais elle a tellement d’autres soucis en tête… 

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 14:02

(Je retrouve des choses dans mon ordi! Allez hop, je vous livre celle-ci.)

 

Avant on avait les nobles.
Aujourd’hui, on a les Énarques.
Ou assimilés.
On ne va pas chipoter.

Je m’explique.
Tous nos grands fonctionnaires, là. Ceusses qui veulent notre bonheur à force d’études coûteuses pour se rendre compte, oh, de bagatelles…
Juste pour exemple :
-    Ils réalisent (après moult études, à chaque fois c’est pareil) qu’il existe des gens qui fuient les grandes villes et leur banlieue pour s’installer en campagne ; qui ne regrettent pas la demi-heure supplémentaire pour aller au travail. Ils la regrettent d’autant moins que, de toutes manières, dans leur banlieue, c’était le zachélème ou rien, vu le prix du terrain. Zont trouvé un nom, ces génies : les rurbains. RURBAINS. Ruhurbeins. RUREBINS. Ces gens-là ont le sens de l’élégance de vocabulaire.
-    Ils décrètent (surtout les « écologistes » : ceux-là, à l’étiquette vert printemps, engouffrés là car il y avait une chance de se hisser plus haut au pouvoir. Ceux-là même qui font du vélo à Paris pour bien s’inhaler du CO2, pas foutus de différencier une trompette de la mort d’une morille, pas foutus de mettre leurs épluchures de patates dans le compost au fond du jardin [épluchent-ils leurs légumes, même ?], ceux-là qui louent [du verbe « louer » = « faire des louanges »] les voiturettes électriques, ignorant, bœufs qu’ils sont, que l’électricité n’est pas une énergie « propre » [c’est propre une centrale nucléaire ?] [à propos de bœuf, savent-ils la différence avec le taureau ?), ils décrètent donc qu’on va augmenter le prix de l’essence et du gazoil, comme ça on sera bien obligés de prendre les transports en commun. Et le pauvre péquenaud importé (cf le gonzier du dessus qui a échappé à des loyers impossibles), lassé d’attendre le bus qui l’emmènerait au travail, faire ses courses, ses enfants au cours de judo, de foot, ou de danse, vla qu’il paie, qu’il paie encore plus, parce que, figurez-vous, de bus, il n’y a point. Et, once again, il paie pour le parking où il laisse sa voiture quand il a trouvé –enfin!– un train qui l’emmène travailler à la ville.
-    Ils réalisent depuis peu qu’il existe des gens qui ne sont pas considérés comme chômeurs, et pour cause, on les a virés des listes pour mille raisons, qui ne touchent pas le RMI car leur conjoint a le malheur de toucher une petite paie, ce veinard de smicard tout de même ! … et que ces braves gens-là, ça se trouve, n’ont pas de quoi faire bouffer leurs gosses, mais pas assez miséreux pour que les mannes diverses des aides à tout ce qu’on veut leur rendent la vie gratuite. Ah ! on va s’intéresser à la «fracture sociale » ! Mais c’est plus une fracture, mon pauvre gars, c’est un gouffre, un cauchemar, un argument de suicide !

Bref, ces élucubrateurs de lois, que je qualifierais volontiers de branleurs de bulbe rachidien, si tant est qu’il fonctionne normalement chez eux, me font singulièrement penser à Marie-Antoinette. Feue la veuve de feu Louis XVI. Souvenez-vous : quand on lui a dit que le peuple manquait de pain, elle s’est exclamée, quelle naïve tout de même : « Mais pourquoi ne mangent-ils pas des brioches ? »

Ben on en est là, mes amis.
Demain, les Énarques et consorts vont nous faire à grands frais une étude marketing, plus une campagne publicitaire, sur les bienfaits de la brioche, faute de pain.
De toutes manières, les gonziers non érémistes mais sans un ne payant pas d’impôts, c’est pas eux qui paient ces conneries, hein?
Nous vla partis sur une maousse campagne de promotion : « Mangez de la brioche ! »
… Pas pire que « Prenez le bus », non ?


Catherine Rousseau le 01/07/2004

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 21:10
On se croit dans un pays civilisé.
Évolué.
On a fait la Révolution, merde ! Et plusieurs encore !

LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ

Qu’y disaient.

Depuis plus d’un siècle, elles vont à l’école, les filles. Si, si.


Il y a quelques décennies, il y a même une loi qui a permis aux femmes mariées d’ouvrir un compte en banque sans l’autorisation de leur mari ! Si, si ! Dans les années soixante, que c’était, ça faisait juste un peu plus de dix ans qu’elles votaient, les femmes.

Après, la science d’abord, les lois ensuite, leur ont permis de baiser sans être mères dans la foulée si elles ne voulaient pas, ça c’était pas mal.

Puis il y a même eu des lois imposant « à travail égal, salaire égal ». OK, sur le terrain, c’est toujours pas ça. Mais elles ont le droit maintenant de faire des études de maçonne ou de jardinière. Elles ne trouveront pas de boulot, mais bon…

Alors moi, y a un truc qui me gonfle sévère depuis des décennies.

C’est qu’avant Noël et avant la Fête des Mères, il y a partout, presse écrite, radio, télévision, prospectus, des pubs pour des objets censés être féminins et censés être des cadeaux. Je nomme en vrac : centrales vapeur, lave-vaisselle, autocuiseurs-qui-clipsent-automatique, cuit-vapeur, à vous de continuer la liste… et elle est longue.
Effectivement, il y a aussi des publicités pour les parfums : avec de superbes nanas qui roucoulent et vous montrent leurs cuisses, à tout parier le mec qui offre ça à sa bonne femme, mère de sa nombreuse progéniture, c’est pour fantasmer sur la nana de la pub en question quand il coïtera avec la sienne, faute de mieux…

femme-
Vous allez me dire : « Ben y a des femmes qui offrent des perceuses à leur bonhomme».
Et elles sont où, les pubs pour les perceuses ? On ne voit, destinées aux hommes, que des pubs pour des parfums ou des montres ! Parce que le mec, ça se trouve, il ferait la gueule, si madame lui offrait une perceuse, histoire qu’il n’ait plus d’excuses à ne pas accrocher l’étagère-dans-la-chambre-du-petit-qui-attend-depuis-trois-ans.

Et il faut –malheureusement– l’avouer, la publicité n’est jamais que le reflet d’une société.

Parce que les hommes, ils en offrent, à leur femme, des casseroles ! Avec le ruban autour et tout et tout ! Contents même de leur trouvaille ! J’en ai même vu un, cité ici, offrir en grande cérémonie un lave-vaisselle à sa femme pour son anniversaire ! Et elle était contente!

Au XXIe siècle !

Mais nom d’une pipe, si dans le foyer il y a besoin de nouvelles casseroles, d’une cocotte-minute, d’un fer à repasser, d’un lave-vaisselle, OK, ce sont des objets bien pratiques, mais on les achète parce qu’il y en a besoin, même si c’est le 20 décembre parce qu’on a eu une prime, ou à n’importe quel moment de l’année !



En cadeau !!!!!

Et personne ne réagit !!!

Mais c’est monstrueux !!!


Des mecs, j’en ai eu dans ma vie, jamais un n’aura osé me faire ce coup-là.
Pourquoi ?
Parce qu’il se serait ramassé la casserole dans la gueule ! Et que je me serais tirée vite fait!
Et si aucun ne l’a fait, c’est qu’ils savaient très bien que j’aurais réagi comme ça.

Alors si d’aucuns le font, c’est qu’ils savent que leur femme ne réagira pas comme ça. À tel point qu’ils le font en toute innocence, ne voient même pas où est l’aberration.

Alors, les femmes, réagissez, merde !
Pour une fois dans votre vie, ayez le bon réflexe : balancez-lui l’objet électroménager (si c’est un lave-vaisselle, ça ne va pas être facile, mais au moins, mimez l’action ! par contre pour le fer à repasser, ça peut être jouissif) à la tronche et barrez-vous !

Comment voulez-vous que vos filles, sinon vous, puissent un jour se prétendre des femmes libres ?

Comment voulez-vous que le législateur ne soit pas tenté, par les temps qui courent, de renvoyer la femme dans ses foyers pour laisser plus de travail aux hommes, avec un tel comportement de ladite femme ?

Et puisqu’elle sera confinée entre ses casseroles et sa table à repasser, qu’elle sera dépendante du bon-vouloir et du salaire de l’Homme, il lui faudra bientôt l’autorisation de ce dernier pour ouvrir un compte en banque ?

Ce jour-là, plus personne ne sera choqué si, avant Noël ou la Fête des Mères, à la télévision on voit une publicité pour une superbe burka en soie…
Dernière minute, si je puis dire: j'ai entendu hier à la radio une publicité des magasins Boulanger. À l'occasion de la fête des Mères, cette chaîne de magasins, offrant notamment moult engins électroménagers, communique sur l'opportunité d'offrir un appareil photo numérique!
Le plaisir que j'ai eu à entendre cette pub!
Allez acheter chez Boulanger, dont les services de communication ont compris bien plus de choses que ceux des différentes marques et leurs appareils cités plus haut!
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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 13:17
Je ne sais pas si vous le savez, mais je crée en ce moment une entreprise, pour faire pendant à celle de mon mari et que les clients bénéficient d’une TVA réduite et d’une réduction d’impôts sur l’entretien courant de leur jardin.

Sur le papier de création, à la CCI la responsable m’avait bien dit de spécifier, non seulement « Services à la personne, principalement activités de petit jardinage », mais aussi, en bas de la page : « Code Naf souhaité : 8130Z », celui des paysagistes donc, auquel une société de ce type a droit, avec tout ce qui s’ensuit, rattachement à la MSA, entre autres.

Vlaty pas que je reçois hier un papier émanant du Centre de gestion des régimes sociaux. Ils me communiquent mon numéro SIRET, ça je l’avais déjà, sauf qu’ils ont rajouté 5 chiffres derrière, allez savoir pourquoi, et, et c’est là qu’on s’accroche à l’accoudoir de son fauteuil préféré afin de ne pas choir d’ébahissement, mon code NAF: 9609Z.
Je me dis : « Ha non, les cons, m’ont foutu le NAF des entreprises de service à la personne lamda. »
Je fais une recherche sur gogol, code NAF 9609Z.
Je trouve ceci :

NAF rév. 2, 2008 - Sous-classe 96.09Z Autres services personnels n.c.a.
S Autres activités de services
96 Autres services personnels
96.0 Autres services personnels
96.09 Autres services personnels n.c.a.
96.09Z Autres services personnels n.c.a.

Cette sous-classe comprend :
- les activités des astrologues et des spirites
- les activités liées à la vie sociale, par exemple les activités des hôtesses, des agences de rencontres et des agences matrimoniales
- les activités des psychologues auprès des particuliers, hors conseil à vocation thérapeutique
- les services pour animaux de compagnie : hébergement, soins et dressage
- les services de recherche généalogique
- les activités des studios de tatouage et de perçage corporel
- les services des cireurs, des porteurs, des préposés au parcage des véhicules, etc.
- l'exploitation de machines de services personnels fonctionnant avec des pièces de monnaie (photomatons, pèse-personne, appareils de mesure de la tension artérielle, consignes à pièces, etc.)


Cette sous-classe ne comprend pas
- les activités vétérinaires (cf. 75.00Z)
- les activités des psychologues à vocation thérapeutique (cf. 86.90F)
- les machines à laver fonctionnant au moyen de pièces de monnaie (cf. 96.01B)
- les machines à sous automatiques (cf. 92.00Z)
- les jeux fonctionnant au moyen de pièces de monnaie (cf. 93.29Z)


Cette nouvelle enthousiasmante va m’obliger de me pencher sur des préoccupations administratives, telles prévenir les employés et leur communiquer la convention collective des cartomanciennes, à laquelle ils vont devoir se plier. À moins qu’il existe une convention collective des cireurs de pompes – tatoueurs - marieurs de chiens à pedigree résidant dans un garage hanté d’esprits…

Je me pose une question tout de même : ce code NAF, l’ont-ils trouvé dans une boule de cristal ??

Bref lundi au téléphone ça va gueuler un max, pour changer…

Retour à ce sujet:
- il n'y a pas de convention collective correspondant à ce code!
- j'ai appelé l'INSEE. Ha ben figurez-vous que la dame m'a dit que tout bonnement chez eux ils ne lisaient QUE la première ligne, et que tout ce qui concerne le service à la personne ils le collaient systématiquement là (alors qu'il existe un code NAF spécifique, qui n'est pas celui-ci, ce dernier n'étant qu'un fourre-tout). Elle m'a entendu lui dire qu'il serait opportun de savoir lire plus loin que la première ligne, et elle m'a rectifié la chose fissa. Je crois qu'il y aurait pas mal de ménage à faire à l'INSEE...
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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 23:21
Haaaaaaaaaaa ! le charme des tempes argentées !

Tout le monde dit ça, hein ?

Un charme fou, ça.

Les tempes argentées.

Et pour qui je vous le demande ??

Heu… ben, les hommes !

Et les femmes ??

Ha les femmes non hein.
Pas pareil.

La femme se DOIT d’arborer un look toujours jeune.

OK c’est du boulot, sans parler du fric.

Mais il FAUT.
Se teindre les cheveux.
Se maquiller.
Être mince.
Souriante.

Sinon hop, t’es has been, t’es au rancard, t’es plus regardable, t’es plus baisable !

Le mec, lui, avec ses tempes argentées, son gros bide, son vieux jogging, il se gratte les couilles, rote, et tout ça, ca va, c’est un homme, il est même encore draguable.
Berk !

D’origine noirs de jais, mes cheveux ont blanchi très vite. Chez les blondes, les veinardes, ça se voit moins.

Petit à petit, je les ai teints.
Pas de leur couleur d’origine, tant qu’à faire.
J’estime que se teindre sans avoir l’air de se teindre, cela relève de la pure hypocrisie.
Alors j’ai eu ma période bleue.
Un bleu nuit follement joli, où les cheveux blancs faisaient un reflet électrique.
Et puis une fois, à une période où je me sentais d’humeur à emmerder les fâcheux, j’ai arboré de surcroît la mèche frontale bleu turquoise.

Puis j’ai eu une plus longue période rouge profond.


Et puis une fois, à une période où je me sentais d’humeur à emmerder les fâcheux, j’ai arboré de surcroît la mèche frontale rouge vermillon.
J’ai maintenant 55 balais, et depuis 4 ou 5 ans, j’ai décidé de ne plus me teindre les cheveux.

Ça n’a pas été facile, il m’a fallu une grande patience, un peu plus d’un an, avec les racines de plus en plus apparentes qui me donnaient comme un air de sorcière, mais j’ai tenu bon, jusqu’à ce que je puisse les recouper sans avoir de rouge au bout des mèches.

Ils étaient déjà pas mal blancs, maintenant c’est la Reine des Neiges sur mon crâne.
Comme m’a dit ma coiffeuse : « Il y en a qui paient cher leur coiffeur pour avoir une aussi jolie couleur. »


(je vous fais grâce de mon minois)

Bon jusque là tout va bien vous allez me dire.

Sauf que.

Un certain Manu, ami de mon mari, macho patenté, m’a, dès que les racines sont apparues, et ce, quasiment à chaque fois qu’on se voyait, tannée pour que j’aille me teindre les cheveux.
À chaque fois, je lui ai répondu que je faisais ce que je voulais de ma tête et que ce n’étaient pas ses oignons (je résume, là…)

Toujours est-il qu’au printemps dernier, il a remis le couvert. Et a fini par me dire : « Ma pauvre vieille, t’es de plus en plus conne en vieillissant! »

Je lui ai répliqué avec verdeur (genre ta-gueule-tu-fais-chier-nan-mais), je suis partie illico de chez lui et n’y ai plus jamais remis les pieds.
Il n’a jamais osé revenir chez nous. Je ne l’ai plus recroisé. Par contre, mon mari y va régulièrement, comme quoi ça ne l’embête pas qu’on insulte sa femme.

En décembre, le hasard m’a mise en sa présence autour de la table d’amis communs.
Je l’ai ignoré superbement pendant tout le repas, en commençant par ne pas le saluer à mon arrivée puis à son départ. Quand mes yeux devaient se poser dans sa direction, mon regard le traversait comme une absence. Je ne lui ai pas dit un mot.
J’étais extrêmement détendue, et lui, extrêmement tendu.

Y a des petits plaisirs, comme ça.
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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 01:08

Chacun sait les problèmes qui peuvent surgir dans beaucoup de collèges, notamment citadins, en ce qui concerne l’habillement des jeunes filles.

 

La plupart des dirigeants des établissements, collèges ou lycées, sont en butte à des accoutrements féminins qui ne sont jamais que des appels au viol : là encore, pantalons taille basse d’où l’on voit la ceinture de string, voire plus, ou minijupes raz la moule, avec collants transparents.

 

Dans ces cas, surtout les banlieues dites chaudes, l’inquiétude des dirigeants est légitime, et leurs instructions drastiques sur la façon de se vêtir de ces demoiselles se justifient par leur action de prévention de toute agression à caractère sexuel.

 

Transportons-nous maintenant à Ézy-sur-Eure, bourgade aux portes de la Normandie, 90 km à l’ouest de Paris, 3000 habitants, relativement calme.

Prenons dans cette bourgade le collège Claude-Monet.

Pas un niveau extraordinaire mais, globalement, un collège bon enfant.

 

Prenons au hasard Garance, 13 ans et ½, élève en 4e.

Fin mai 2008, elle décide de s’habiller avec un ensemble offert par sa sœur aînée.

Un haut, une minijupe « ballon » au-dessus d’un leggings.

 

La CPE l’a interpellée, lui demandant de ne plus s’habiller comme ça car sa jupe était trop courte.

 

Je vous laisse juges de l’indécence de la tenue :

 

En plus dans la journée elle n'avait même pas des tongs mais des chaussures fermées, plates, genre ballerines.

 

Alors le lendemain je suis allée au collège.

J’ai parlé avec la CPE.

En fait l’air de rien elle convenait du fait que le leggings en-dessous faisait toute la différence.

Puis elle me dit : «Nous allons voir si nous pouvons en parler avec M. le Principal.»

 

Ok j’ai compris et la suite l’a prouvé : le principal la fout en fusible entre ses décisions à la con et les personnes concernées.

Elle est d’abord allée l’avertir de l’objet de ma visite. Presque 10 minutes.

 

Puis le principal me reçoit, avec elle à côté, qui n’a pas dit un seul mot, à peine un murmure quand je la prenais à témoin de ce que nous nous étions dit précédemment.

Je lui demande à lui aussi ce qu’est la signification de «tenue correcte» (en ayant fait le préalable : «Je comprends votre souci de préserver les gamines d’être des appels au viol face à leurs camarades garçons.» Ce con n’a même pas saisi la perche tendue, pour lui là n’était pas son souci majeur.)

 

 

Je vous passe les détails mais bref, il me dit qu’il est là question d’appréciation, donc forcément subjective.

M’énervait à tourner autour du pot, je lui montre la photo de Garance et je lui demande : «Et ça, c’est une tenue indécente ? C’est un appel au viol ?

- Oui, qu’il me répond, je trouve cette tenue choquante, extrêmement choquante.»

 

Choquée, je l’étais tellement que j’ai oublié de lui demander si son surnom était Tartuffe et/ou s’il avait été élevé chez les Jésuites !

Il m’a même prétendu que les profs de Garance aussi avaient été choqués, mais n’a pas voulu me dire lesquels…

 

L’ambiance n’était pas à la franche cordialité…

 

Bref je ne me souviens plus des termes qui ont suivi, je sais que je lui ai dit : «Vous voudriez semer l’esprit de révolte dans la tête d’une gamine qui est plutôt cool, vous ne vous y prendriez pas mieux !» mais au moment où je lui ai dit qu’il avait une sérieuse tendance à généraliser, je ne sais plus ce qu’il m’avait dit avant, il m’a quasiment foutue à la porte, genre «on n’a plus rien à se dire dans ce cas, vous me faites perdre mon temps», comme si j’étais une gamine mal élevée !

 

La CPE elle était minable à côté, je la plains la pauvre femme…

 

Après être sortie de son bureau, on traverse donc les bureaux des différentes secrétaires et à côté il y a la salle des profs, qui était ouverte. J’ai dit bien fort : «Et bien, j’en avais déjà l’impression de loin, mais c’est confirmé de près, votre patron est un con !»

Pas une voix ne s’est élevée pour le soutenir…

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