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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 16:25
Moi je connais des blondes
Qui n’ont rien à nous envier
Qui sont même mieux que tout le monde
Qui n'vous jugent pas sur votre aspect
Elles ont un cœur gros comme ça
D’la finesse d’esprit à revendre
Et quand il s’agît d’être là
Pour le coup d’main s’font pas attendre

J’connais des blondes qu’sont infirmières
Et même des pompiers volontaires
Y a des blondes qui sont élues maires
Y en a même qui sont pédégères
Sont ministres ou bien poétesses
Y a quelque temps j’me suis tâtée
À faire un acte de révoltée
M’teindre blonde par solidarité

Car avouons-le entre les blagues
Lourdes doutant de ses facultés
Même la pub qui suivant la vague
Bêtement l’a décérébrée
La blonde commune qu’a un cerveau
A bien du mal face à ces veaux
À prouver qu’elle ne correspond pas
À l’image qu’on a donnée là

Mais faut avouer – faut pas le taire
Que certaines blondes font ce qu’il faut
Pour faire perdurer l’qui pro quo
Qui popotinent du derrière
Qui promotionnent sur canapé
Elles battent du cil pour faire craquer
L’autre imbécile dont les yeux louchent
Sur le décolleté de la nitouche
 
Ces punaises-là, par infortune
Aucune statistique n’en résume
Le nombre exact mais je présume
Négligeable leur proportion
On n’a pas l’bon échantillon
Ce sont les autres, les femmes, les, vraies
Qu’elles soient blondes est un détail
Que l’on met dans le même sérail

La question existentielle
Est de savoir si la pétasse
Blonde a généré la légende
Ou si cette légende gère
Le comportement des mères
De blondes têtes afin qu’elles
Se conforment à un tel modèle
Acquis, inné, où sont les traces ?

La logique d’un coup panique
Pétasse blonde, est-ce génétique ?
Si tu es blonde tu dois être bête ?
Et même s’ils sont siliconés
Arborer de très gros nénés ?
Blonde, crois-moi, il faut lutter
Toi qui as une tête et un cœur
Moi qui suis brune, je suis ta sœur


24 novembre 2005
Tous droits réservés par
 
Catherine Rousseau
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6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 22:29
Imaginez à Rome une statue d’Apollon
Bras musclés, ventre douillet
Le mollet ferme, la cuisse pleine
Le visage rond empreint de douceur
Surmonté de bouclettes accroche-cœur
Et, comme il est nu, bouclé de partout

Imaginez-le, fatigué par l’Amour
Descendant de son socle, car il est de chair
Vivante, et chaude, et vibrante,
Il a dit : « Je t’aime », il a dit : « Bonne nuit »
La respiration lente a sombré dans l’oubli
Il caresse des rêves, son monde secret

Mon amour se repose. Yeux fermés,
La nuque penchée, les boucles éparses,
Une jambe repliée, l’autre écartée,
Gisant sur le dos, une main sur le coeur,
Il dort. L’autre main en douce conque
Tient au chaud son zoiseau au repos.


Avril 1994
Tous droits réservés par
Catherine Rousseau
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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 14:11
Tu t’appelais Sophie, Véronique ou Hélène
Semblais un arc tendu, et prêt à décocher
Des traits inutiles, des paroles vilaines
Comme un oiseau blessé, bec et griffes défendant
Des valeurs obsolètes, les ombres du néant

Solitaire Martine, Nathalie ou Hortense
Dans l’absolu cérébral tu puisais ta jouissance
À manipuler des concepts, bâtissais ta puissance
Échafaudant ainsi un mur de silence
Autour de ton Toi, ta vie, tes tripes, tes sens

Que tu sois Christine, Diane ou Marie-Ange
Un beau jour te revient comme un désir d’enfance
De retour en ces moments merveilleux de croyance
Comment retrouver ces instinctifs instants ?
C’est simple, te dis-tu, en faisant un enfant

Vois-tu Agnès, Louise, Rebecca ou Clémence
Hélas l’enfance ne parle qu’à l’enfance
Au discours cérébral le bébé est un sourd
Ne peut même commencer un début d’existence
S’il ne sent terrain à semer son amour

Car tu sais, Françoise, Claudia ou Évelyne
Le bébé existe avant d’être mis en œuvre
Son instinct le conduit à faire sa peau, ses tripes
Dans la matrice de celle qui enfin se décrispe
Aimera en elle le let go bienfaiteur

Alors, Blandine, Johanna ou Marion
Dans la vie si on veut être un véritable hôte
L’on doit de l’invité se mettre au diapason
La mouche en un bocal prisonnière se blesse
Son vol de liberté assure la fertilité



Octobre 1989
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Catherine Rousseau
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Published by Catherine ROUSSEAU - dans Paroles des chansons que j'écris
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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 23:01
Il est des Rockfeller
Arrivés à des sommets
Que nul mortel n’ose croire
Il est des chanceux
Ayant gratté les bonnes cases
Se retrouvant millionnaires

Y a les fils à papa
Héritant de royaumes
Indus et en péril
Y a des fonctionnaires
Attendant le treizième mois
Et les primes à rien faire

Mais tous ces gens-là
Je ne les envie pas
Jamais ils n’auront
La fortune que j’ai
Involable
Non imposable

Qu’importent les banques
Les traites et les manques
À gagner
Les erreurs
En notre faveur
Mon seul créditeur
C’est toi

Je possède des tonnes d’or
Quand je plonge dans tes yeux
La soie me caresse
Quand ta peau touche ma peau
Le plus beau des diamants
Gît en ton coeur

Le sais-tu ? Tu es
L’homme le plus riche du monde
De ce fait, je suis
Femme la plus riche du monde
Cette richesse-là
Ils ne nous l’ôteront pas

Septembre 1995
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Catherine Rousseau
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