Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 20:13
En avoir entendu parler, c’est une chose, le voir, c’en est une autre.
On a beau être prévenu, c’est impressionnant.
Sachant que ce 21 août au soir sévissait une marée de 110 (14 mètres de montée, tout de même !), nous sommes allés le soir, derrière le camping de la Vanlée, là où les routes étaient signalées comme inondables.
Nous étions côté plage.
Côté village, à l’autre bout de la route, il
y avait une foule alignée qui déjà observait le phénomène, l’eau commençant à monter de ce côté-là via une anse.
De notre côté, nous n’étions pas en reste, la solitude n’était pas de mise.
20 h 30 : Côté anse, l’eau arrive subrepticement sur la route.
On voit encore de la verdure,
les rigoles s’emplissent doucement.
La veille encore, les moutons paissaient tranquillement dans ces prés dits salés,
où pousse une plante dont je n’ai pas retenu le nom et dont le goût rappelle celui du haricot vert.
Ils ont été rapatriés, comme à chaque grande marée, dans des quartiers plus secs.
Le mouton salé, oui,
le mouton noyé, non !
L’eau prend la route latéralement,
venant du côté anse.
Une petite mare,
une rigole transversale…
Et hop, la traversée est faite. Tranche par tranche.


20 h 36 Bientôt on ne verra plus
les piquets…
Les canaux des prés-salés s’emplissent.




Côté lagune,
la mer reprend son domaine.
Inexorablement.
20 h 43, la route n’en est plus une pour sa moitié, les deux parties inondées se rejoignent par le côté village.
De moins en moins prés,
de plus en plus salés
Et d’un seul coup, que s’est-il passé ? Tout le monde observait cette lente montée latérale qui, d’un coup d’un seul, est devenue soudaine, la route étant certainement plus plate à cet endroit-là.
En quelques secondes, elle fut submergée, et nos orteils avec, voire nos bas de pantalons.
Panique à bord.
Je ne pouvais pas courir, les éclaboussures ayant risqué de détériorer mon Canon en bandoulière. Marchant vivement tout de même, maintenant l’appareil en hauteur, je me suis surprise à dépasser sans un regard des enfants, des personnes âgées.
Je me suis fait cette réflexion qu’en cas de danger, et il était pourtant minime outre se faire saumurer les chausses, et bien, toute personne morale que l’on soit, c’était d’abord pour sa pomme !
Alors pour la séance photos « filmons le phénomène », il y a forcément un trou dans le timing…
20 h 50 : OK le montage n’est pas top, mais pas envie de faire mieux.
Malgré les apparences,
devant, c’est la route.
À la place des moutons, des kayaks.
Une minute entre la première
et la dernière prise de vue.
Partout, la terre rend l’air qu’elle décelait : des bulles, des bulles...
21 h 07, marée à son apogée.
La mer toujours recommencée, qu’ils disaient.
Repost 0
Published by Catherine ROUSSEAU - dans Vacances en Manche
commenter cet article
6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 23:23
 Face à Saint-Martin-de-Bréhal, les îles Chausey.

Mais où va ce bipède nommé Victor ? 
 Il cherche la mer !
Deux kilomètres au moins,
mais il n’ira pas jusqu’au bout !
 
 D’autres cherchent des coquillages.
La mer commence sensiblement
à remonter sur les moulières.
 
 Et sur les parcs à huîtres.
Les uns grattent le sable, 
 . . . les autres travaillent.
Et la mer continue de monter. 
Il paraît qu’à chaque grande marée,
dixit un local,
y a des couillons
qui se font prendre.
Ben on a vu.
Enfin on n’a pas vu le pourquoi du comment,
mais le crétin du jour doit certainement partir du principe que sa nombreuse famille crie famine et qu’il doit à tout prix rester jusqu’à la dernière minute possible pour ramener en son foyer de la protéine gratuite.
Ou alors, il a dû croire que la grande marée, c’était pas pour lui.
C’est vrai quoi.
Il ne voulait pas, lui, donc la mer n’avait qu’à obtempérer.
Pris par les eaux, le voilà hissé dans les bras du sauveteur.
Si c’était un pari qu’il avait fait avec ses copains comme quoi il aurait un baptême d’hélicoptère gratos,
il en est resté pour ses frais, il a été redescendu illico, et encore, pas sur le sable sec, il se tapera le reste à pied.
Je vous ai fait grâce du comité d’accueil des potes en question. . .
 Et la mer monte.
Quarante minutes entre la  première photo
des moulières et celle-ci.
Dix minutes plus tard. 
 Enfin il peut aller se baigner,
la mer est à proximité.
Ils peuvent aller se baigner.
La mer n’a encore pas fini de monter.
Suite au prochain article.
 
Repost 0
Published by oiseau-lyre - dans Vacances en Manche
commenter cet article
31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 00:11
Nous commencions à arpenter les remparts du Mont Saint-Michel, nous hissant petit à petit vers ses hauteurs, quand nous entendîmes d’abord et vîmes ensuite un engin à moteur faire des virées bruyantes dans la baie. Comme il s’était tout d’abord dirigé vers des personnes se promenant encore sur les bancs de sable, nous avons cru qu’il s’agissait du sauvetage de personnes en péril, d’autant plus que l’un des premiers passagers de ce bateau était manifestement un pompier, la rayure rouge de son pull en attestant.
Trois quarts d’heure plus tard, Victor, avec sa vue de lynx
(ce veinard a tout de même 14/10 à la vue, y a pas de justice…), aperçoit, remontant le Couesnon sous la force de la marée montante,
la coque d’un bateau retourné.
Après quelques minutes, Œil-de-Lynx avise
(mais moi j’avais eu le temps de mettre le téléobjectif, ha ha !)
un gonzier, tout seul au milieu de nulle part, là-bas, de l’autre côté. Apparemment, il ne s’agit pas l’un de ceux que j’ai pris en photo,
celui-ci est en short et ne porte pas de pull de pompier.
Ayant observé tous ces manèges et, par la suite, le camion qui avait apporté l’engin qui s’est avéré être un aéroglisseur, (tout le monde, au moment où j’ai pris la photo, se demandait si la camionnette de Air Création et sa remorque allaient ou non se retrouver sous les eaux…),
il nous est apparu que ce fournisseur avait offert aux pompiers du lieu une démonstration de l’engin, et que tout le monde en avait profité…
sauf le dernier équipage…
Gageons que la journée ne se sera pas conclue par une vente…
tu parles d’un engin de secours !
Bref, voilà l’hélicoptère qui arrive.
Et qui récupère notre homme
sur son no man’s land.
C’était d’évidence la seule solution pour le sortir de là.
Attraction gratuite
pour tout le monde,
spectacle garanti !
L’hélico est reparti.
Et est allé confier son naufragé
à l’ambulance stationnée
beaucoup plus loin.
Une heure plus tard, nous étions sortis du Mont, nous avons assisté au remorquage, très difficile en raison de la structure en arc contenant l’hélice, qui freinait sous l’eau,
et du flux de la marée montante,
de l’embarcation en question,
par un canot à moteur.
Le lendemain, j’avise en affiche de une de Ouest France à la devanture d’un marchand de journaux:
« Un aéroglisseur se retourne en baie du Mont Saint-Michel ».

J’achète ledit journal, espérant en savoir plus.
J’en ai été pour mes frais.
Ceci illustre encore la désinformation des médias, surtout en PQR.
Tout d’abord les pompiers n’y sont dans le coup qu’au niveau de l’ambulance, alors que je vous assure qu’ils ont bien rigolé avant (et n’ont pas dû rigoler le lendemain devant le grand chef…).
Mais mon passage préféré est celui du remorquage. Il est évident, MES photos à l’appui, qu’aucun voiler n’a remorqué l’engin, le seul voilier dans les parages étant très tranquillement amarré de l’autre côté.
Repost 0
Published by Catherine ROUSSEAU - dans Vacances en Manche
commenter cet article
25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 23:05
Nous sommes arrivés au Mont Saint-Michel aux alentours
de 15 h 30.
En entrant dans le parking, nous avisons une pancarte :
« Retirer les véhicules à 18 heures ».
« Non, dis-je, deux heures et demie, c’est trop peu. »
 
  Nous ressortons donc du parking, au pas, car un tas de monde ressortait.
Enfin désembouteillés, nous revenons sur la digue et finissons par y trouver une place libre.
Vers 18 h 30, de nombreuses annonces en toutes les langues ont résonné dans tout le Mont, des distraits ne sachant certainement pas lire les panneaux.
Voici donc les photos du parking, mêmes horaires que
l’article précédent. 
On ne pourra pas dire qu'en mer, il n'y a pas de quoi jeter ses ordures...
 
Repost 0
Published by Catherine ROUSSEAU - dans Vacances en Manche
commenter cet article
25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 19:06
Nous sommes allés au Mont Saint-Michel le jeudi 20 août. Période des grandes marées. Ce soir-là, marée de 103. La mer, basse à 15 h 13, avait déjà commencé à remonter.
De la digue où nous étions garés jusqu’au pied de l’abbaye, nous avons pu assister à la montée des eaux et à la transformation de la baie.
Notons au passage que, maintenant, et ceci à cause de la digue érigée à la fin du XIXe siècle, le Mont n’est encore une île qu’aux périodes de grandes marées.
Un grand projet, basé sur le long terme, prévoit un désensablement progressif.

Quoi qu’il en soit, nous étions au bon endroit au bon moment pour voir ce spectacle.

16 h 30 À l’est du Mont, les sables où des gens se promènent
et, plus loin, les prés-salés.





17 h 40
17 h 55
19 heures
19 h 07
Le Couesnon, maintenant.
Rivière frontière entre Normandie et Bretagne.
Des cars sont encore parqués sur le petit parking qui accède à la passerelle.
17 h 45
18 h 15
19 h 30 : plus de cars,
ils seraient dans l’eau!
19 h 35

Des tourbillons violents,
créés par le choc entre la marée montante et les flots descendants de la rivière, rendent la traversée impraticable.

15 h 50, l’estuaire du Couesnon à notre arrivée, alors que la mer avait donc déjà commencé à remonter.
Le voici à 19 h 37
20 heures
La passerelle d’accès est inondée.
La Gendarmerie nationale
est les pieds dans l’eau.
Nous aurons dû sortir par une petite corniche dans le rempart,
l’entrée des artistes en quelque sorte.
Un voilier s’est amarré au rempart.
J’espère pour eux qu’ils auront suivi l’horaire des marées, sinon, à 3 h 45 du matin,
ils se seront retrouvés pendus là…
20 heures : effectivement,
les cars ne peuvent plus se garer là ! Mais, mais, que voit-on ?
C’est très bien, ça, de prévenir les automobilistes que la chaussée est glissante. Limité à 40 km/h, mais il n’est pas précisé pour quel type de véhicule…
20 h 10


Repost 0
Published by Catherine ROUSSEAU - dans Vacances en Manche
commenter cet article
25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 09:53
Bon, je sais, j'ai plus mitraillé sur le décor que sur nos tronches...
Enfin, coup de pot, à la fin, Victor m'a prise avec Garance, un exploit!
J'ajoute aussi quelque photos prises par Garance.

Alors, nous voici.


 




 

Repost 0
Published by Catherine ROUSSEAU - dans Vacances en Manche
commenter cet article
24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 19:05

 

 
Oups non, ça, c'est l'archange Victor... enfin presque... enfin, restent des progrès à faire, question sainteté...
Repost 0
Published by Catherine ROUSSEAU - dans Vacances en Manche
commenter cet article
24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 16:48

Cherchez le truc qui cloche!

 















Et les enseignes qui ont perdu...
leur enseigne...
Repost 0
Published by Catherine ROUSSEAU - dans Vacances en Manche
commenter cet article
23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 15:16
Quatre jours et trois nuits de vacances
à bréhal, Manche.

Juste de quoi faire un peu de tourisme
dans cette région fort intéressante.

Nous nous sommes retrouvés au Mont Saint-Michel.
Juste quelques photos, quelques coups d’œil ici et là.












Superbe présentation
du Mont et de l’histoire
de sa construction
dans un des musées.



Des gargouilles,
il y en a partout.
Il me faudrait faire
une virée photo ciblée
pour toutes les dénicher.
À déplorer :
le voisinage de gouttières…














Juste une photo,
sinon il m’aurait fallu mitrailler,
or moines et sœurs s’approchaient
pour la prière du soir.


Mû par la grande roue
et actionné via un cordage,
un système de crémaillère permettait de monter et descendre des marchandises,
dûment sanglées
sur cette espèce de «luge».

L’ombre de Louis XI plane…
Repost 0
Published by Catherine ROUSSEAU - dans Vacances en Manche
commenter cet article